Antoine Schneck s’intéresse à l’autre, sous toutes ses formes, c’est l’évidence même. Alors portrait, oui, les photographies des oliviers le sont.
« Au cœur des Pouilles, je suis allé, nous confie Antoine Schneck, à la rencontre d’habitants millénaires de cette campagne aride du Sud de l’Italie. Ils étaient mes hôtes, Ottavio, Gino, Cosimo, et les autres, comme les nomment ces hommes qui se succèdent de génération en génération pour s’occuper d’eux. J’ai attendu la nuit pour les photographier, lorsque toute la couleur du paysage s’évanouit, et que les oliviers se parent entièrement de tonalités d’argent, laissant apparaître leurs formes minérales. »
Son intérêt se porte autant sur l’altérité que sur les formes concrètes que celle-
« Le monde est vaste : il n’y a pas deux jours qui soient semblables, ni même deux heures, et il n’y a jamais eu deux feuilles d’un arbre semblables depuis la création du monde ; et les pures et authentiques productions d’art, comme celles de la nature, sont toutes distinctes l’une de l’autre.1 » C’est de John Constable, cela pourrait être dédié à l’Oeuvre d’Antoine Schneck.
Les Oliviers d’Antoine Schneck s’inscrivent dans l’identité même de son travail. Une fois encore, ce qu’il s’agit de rendre dans ces portraits, est un mélange insécable la vision et de l’émotion.
1 Charles Robert Lesli, John Constable d’après les souvenirs recueillis par C.R. Leslie, traduit de l’anglais par L. Bazalgette (1905), Paris, ENSB-
Exposition du 13 février au 29 mars 2025. Galerie Berthet-
Tél.: +33 (0)1 43 26 53 09. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 19h.
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